Cette déclaration intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques parallèles ont tenté, ces derniers mois, de relancer des négociations de paix sans succès durable.

En effet, à la suite d’une lettre ouverte adressée par Zelensky sollicitant une éventuelle rencontre, le président Vladimir Poutine estime que cette proposition ne peut intervenir qu’après un accord préparatoire solide entre les équipes techniques. Moscou maintient ses exigences liées notamment aux territoires occupés, à la sécurité stratégique et à la neutralité de l’Ukraine.

Kyiv, de son côté, considère qu’un dialogue direct reste indispensable pour avancer vers une solution politique, mais uniquement sur la base du retrait des troupes russes et du respect intégral de la souveraineté ukrainienne. Contrairement à l’idée d’une absence de communication, la présidence ukrainienne a multiplié les démarches diplomatiques depuis le début du conflit.

Le président Volodymyr Zelensky a adressé à plusieurs reprises des messages publics et lettres ouvertes aux dirigeants internationaux, y compris à Moscou, appelant à des négociations directes pour mettre fin à la guerre.

Kyiv a également présenté en 2022 un “plan de paix en dix points”, incluant le retrait des troupes russes, la sécurité nucléaire et la restauration des frontières internationalement reconnues. L’Ukraine insiste régulièrement sur la nécessité d’un sommet bilatéral, estimant qu’aucun accord durable ne peut être conclu sans décision politique directe au plus haut niveau.

Cependant, Moscou rejette ces propositions dans leur forme actuelle, les jugeant incompatibles avec ses propres conditions. Plusieurs pays et organisations ont par ailleurs tenté de faciliter le dialogue : La Turquie a accueilli des discussions indirectes en 2022 et 2023, l’ONU a soutenu des négociations sur des dossiers humanitaires, notamment les exportations de céréales via la mer Noire, tandisque certains pays africains ont également proposé des initiatives de médiation.

Toutefois, ces efforts n’ont pas abouti à un accord global de cessez-le-feu. Sur le terrain, le conflit reste marqué par une guerre d’attrition. Les combats se concentrent principalement dans l’est et le sud de l’Ukraine, avec des frappes de drones, de missiles et d’artillerie.

Les deux camps subissent des pertes importantes, tandis que les infrastructures civiles ukrainiennes continuent d’être régulièrement touchées, selon les autorités de Kyiv. Les tensions entre la Russie et l’Ukraine se sont intensifiées en 2014, après la révolution ukrainienne et la fuite du président pro-russe Viktor Ianoukovytch. La Russie annexe alors la Crimée, un événement largement condamné par la communauté internationale.

Dans l’est de l’Ukraine, des mouvements séparatistes soutenus par Moscou déclenchent une guerre dans la région du Donbass, qui fera des milliers de victimes entre 2014 et 2021. Le 24 février 2022, la Russie lance une invasion à grande échelle de l’Ukraine, déclenchant la plus grande guerre en Europe depuis 1945.

L’objectif initial de Moscou – une prise rapide de Kyiv – échoue face à la résistance ukrainienne et au soutien militaire occidental. Malgré plusieurs tentatives de médiation, et de processus diplomatique, la guerre en est en 2026, à sa quatrième année.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’il ne voyait pas, pour le moment, l’intérêt d’une rencontre directe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky,