Les arrestations ont eu lieu ce vendredi 5 juin 2026. Selon les autorités locales, 46 personnes ont été interpellées dans le secteur de Kigabiro, cellule de Cyanya, à l’intérieur d’une forêt où des fidèles avaient surnommé le site « Senga usubizwe » (Prie et tu seras exaucé).
Ce groupe comprenait 12 hommes et 34 femmes, dont 10 mères allaitantes. Dix élèves préparant les examens nationaux figuraient également parmi les personnes arrêtées, après avoir abandonné les cours pour se rendre sur le site afin de prier en vue de réussir leurs examens.
Un second groupe de 22 personnes a été arrêté dans le secteur de Gahengeri, cellule de Kagezi, au site rocheux de Samatare. Alors que cette zone avait été précédemment fermée et scellée au béton par les autorités en raison des risques qu’elle présente, les fidèles auraient forcé l’accès en endommageant les structures de fermeture.
Le vice-maire du district de Rwamagana chargé du développement économique, Kagabo Rwamunono Richard, a confirmé à IGIHE que les personnes interpellées proviennent principalement de Rwamagana, tandis que d’autres viennent des districts de Kayonza, Nyagatare et Gatsibo.
Il a rappelé que ces sites ne sont pas des lieux de culte reconnus et qu’ils présentent de graves risques pour la sécurité des personnes.
« Il est regrettable que des gens choisissent des endroits dangereux pour prier. Le gouvernement a fermé ces sites pour protéger la population. Les églises sont disponibles et chacun doit s’y rendre pour pratiquer son culte », a-t-il déclaré.
Les autorités indiquent que les personnes arrêtées suivent actuellement une session d’éducation civique. Elles pourraient également être tenues de réparer les dommages causés aux infrastructures et de faire face à des sanctions pour avoir enfreint les directives officielles et incité d’autres personnes à faire de même.
Selon les autorités, le site de Samatare avait déjà fait l’objet d’investissements publics, notamment plus de 3 millions de francs rwandais pour sa sécurisation. Malgré cela, il aurait de nouveau été endommagé lors de ces accès non autorisés.
En 2024, les autorités sanitaires rwandaises avaient déjà alerté sur les risques liés à certains sites naturels, après qu’un cas de virus de Marburg aurait été lié à une exposition à des chauves-souris présentes dans une mine près de Kigali.
Depuis, plusieurs grottes et sites naturels à travers le pays ont été fermés ou sécurisés pour des raisons de santé et de sécurité publique.



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